Longtemps cité en exemple par les néo-libéralistes Français, le Royaume-uni devient désormais l'exemple que tous les politiques aimeraient voir les Français suivre. A droite comme à gauche, le temps du "réalisme", devenu leitmotiv politique, prend une ampleur sans précédent.
Il est vrai que les statistiques Britaniques feraient frémir plus d'un partisan du libre-"quelque chose" ...
4,6% de chomeur, c'est, selon les économistes, un taux de plein emploi prompt à satisfaire l'OCDE et ses soit-disants "experts".
Or, une étude un peu plus approfondie du système Britannique nous permet de découvrir l'honteuse manipulation dont sont innocement victimes nos héraults conservateurs.
Depuis 1994, époque ou les taux de chomage étaient à peu près comparables en France et au Royaume-Uni, la déreglementation du travail était déja acquise. Cette donnée typiquement politique démontre donc que la flexibilité accrue du salarié ne modifie pas durablement la structure du marché de l'emploi.
A vrai dire, les "performances" du modèle Anglais tiennent plus en une manipulation de l'information qu'à autre chose. Quelques combines qui ont permis à nos voisins de faire la différence:
- Le travail à temps partiel occupe 24% de l'emploi, contre 12% içi !
- de 570 000 "handicapés" en 1981, le Royaume-Uni s'en est soudain découvert 2 700 000, 10 années plus tard !!! Habile manipulation des statistiques ou convergence des "sans emplois" vers des régimes plus avantageux ?
- Création de 350 000 emplois dans les services publics !!!
A entendre nos philosophes des temps modernes, il ne serait donc pas possible dans notre pays de permettre une plus grande distribution des revenus sociaux (cf: Handicap au Royaume-Uni). Pas plus d'ailleurs que d'augmenter le nombre des fonctionnaires.
Il ne reste donc qu'une solution vraiment envisageable: précariser l'emploi pour le rendre plus accessible à tous. Créneau sur lequel la gauche ne s'est pas encore aventurée, mais à n'en pas douter, cette étape sera prochainement franchie.
Les cas de recours au travail temporaire, le CNE, puis le CPE, sont des exemples criants des méthodes mises en oeuvre dans ce but.
Sans parler bien evidemment des toutes les directives Européennes, les accords intergouvernementaux, et bien sûr le plus ancré dans les mémoire politiques: le traité constitutionnel en son livre III.
Je suis personnellement confiant dans la maturité d'esprit qui a toujours su faire de notre pays un pays à l'avant garde du modernisme, sans pour autant céder au chant des sirènes. Le rejet du traité constitutionnel, puis du CPE, et enfin la mise en pièce du CPE par les juridictions, rappelant la France aux accord internationnaux sur le droit du travail signés par elle.
Une fois de plus, ce qui fait la force de notre pays, c'est la formidable culture dont sont armés les citoyens pour se défendre. Est-ce sans doute la une raison pour laquelle nous sommes le seul pays à s'élever contre cet archaïsme moderne ?