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juin 2007 - Messages

  • L'eau, la terre, le métal et le feu

    Les visiteurs affluent à Hongkong, attirés par son site unique, sa trépidation urbaine, les contrastes entre des lieux de résidence pour milliardaires, des zones d'affaires aux gratte-ciel hypermodernes et des quartiers populaires surpeuplés au décor inchangé, comme dans les films des années 1950 et (...) / , , , - 2007/07
  • « Roularta au Groupe Express-Expansion (GEE) : casse à tous les étages » (SNJ)

    « Près d'un an après la prise de contrôle de Groupe Express-Expansion (GEE) par Roularta, le bilan est accablant. »
  • Strasbourg : un mystère tchétchène au Conseil de l’Europe provoque la colère de Moscou

    Une bien petite affaire...face à la tragédie du pays de Grozny

    Un mystère. Et un double incident diplomatique, entre Moscou et Paris et entre la Russie et le Conseil de l’Europe. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a demandé aux autorités françaises des « explications » sur la venue à Strasbourg, au Conseil de l’Europe, mercredi, en catimini, sans badge,   de l'ancien émissaire des indépendantistes tchétchènes en Europe, Akhmed Zakaïev, réfugié à Londres.

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    « Comment cet homme, recherché par Interpol, peut-il être ici? Comment est-il entré sur le territoire du Conseil de l'Europe? », a déclaré par téléphone à RIA Novosti le chef adjoint de la délégation russe à l'Assemblée, Léonid Sloutski…Selon le ministre russe, Moscou « s'inquiète de la situation qui s'est développée autour de la liberté de mouvement de Zakaïev en Europe ».

    A Strasbourg, M. Zakaïev n’a fait l’objet d’aucune invitation officielle du Conseil de l’Europe. Mais sa présence a été confirmée par l'ancien rapporteur de l'APCE (Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe) sur la Tchétchénie, Rudolf Bindig.  « Oui, il était là », a-t-il dit, ajoutant qu'en dehors de cette rencontre, M. Zakaïev avait également vu l'actuel rapporteur de l'APCE sur la Tchétchénie, le Suisse Andreas Gross. « J'ai profité de cette occasion pour parler avec lui, savoir ce qu'il pensait de la Tchétchénie », a poursuivi M. Bindig.

    7b620ae3c90b2831b3ae25554a99cf25.jpgSelon RIA Novosti, Akhmed Zakaïev (en photo sur le terrain) aurait passé environ une heure au Conseil de l'Europe. Proche de l'ancien président indépendantiste Aslan Maskhadov, tué le 8 mars 2005, Akhmed Zakaïev vit à Londres. La justice britannique a rejeté les demandes d'extradition de Moscou qui l'accuse d'actes de "terrorisme" pendant les guerres russo-tchétchènes. M. Zakaïev voyage en Europe où il a été reçu à plusieurs reprises par des parlementaires au Danemark, au Pays-Bas ou en Belgique.

    Histoire de ne pas se laisser impressionner par le coups de colère diplomatique de Moscou, ce rappel d'un texte publié voilà quelques mois....

    Danser sur des ruines et sortir des ruines...par l'action culturelle: L'Europe face au défi tchétchène et au pari sur l'intelligence de Milana Terloeva!

    Tchétchénie: Soutenir l'initiative de MILANA TERLOEVA en faveur d'un CENTRE CULTUREL EUROPEN A GROZNY!

    EDITORIAL RELATIO PAR DANIEL RIOT:  

    TCHÉTCHÉNIE, LE RIDEAU SANGLANT EST LEVÉ !

    Ruines et cadavres pour ton quotidien si triste,
    Tchétchénie, ta liberté est fédérée par la Russie,
    Le mur tombé de Berlin en espoir de démocratie,
    N'est qu'un leurre pour Occidentaux affairistes.
    _
    Une nouvelle Palestine est née au régime de Poutine,
    La révolte armée dans les larmes d'un juste courroux
    Prolonge le drame humain jusqu'à l'opéra de Moscou,
    Le rideau se pourpre des effets mortels d'une toxine.
    _
    Aux tchétchènes brandissant l'éventail d'un grand malheur,
    Poutine devient l'acteur d'une folle comédie dramatique,
    Théâtre d'expérimentation d'un terrible gaz anesthésique,
    Asphyxiés dans leur délivrance, nombre d'otages meurent.
    _
    Entends, peuple de Russie, le cri déchiré de la Tchétchénie,
    Prends ta faucille et coupe la nostalgie de l'ancien régime,
    Prends ton marteau et frappe sur l'enclume de la tyrannie,
    Ne tue plus sur les champs d'une idéologie, truffée de mines.

    M. Meyer-Abbatucci >>>>>>>>>>>>>>

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    Des nouvelles de Tchétchénie ? Silence radio : « Un trou noir », constate Milana Terloeva. « Le couvercle est bien refermé sur la marmite ». Une marmite pleine de sang, de larmes, de tragédies quotidiennes mais banalisées ignorées. Qui s’en soucie, d’ailleurs ? La Tchéchénie, c’est loin… Et qui voudrait faire de la peine à Poutine ? Qui voudrait « blesser » une Russie déjà enfiévrée par la campagne présidentielle qui doit faire émerger le successeur de Vladimir ?

    Officiellement, l’Ordre règne à Grozny. C’est l’essentiel, non ?

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     "Sauvons la Tchétchénie contre qui?" s'est insurgé récemment, à Genève, le général Balouïevski, chef d’état-major des forces armées russes,  en rappelant que la Tchétchénie connaît un « essor économique » et social car les hostilités d'envergure ont cessé « voilà longtemps ».

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    Il est content, le général! Plus de douze ans de violations fragrantes des droits de l’Homme sont passées en toute impunité dans les poubelles de l’Histoire. Moscou a su trouver sur place des bras armés qui s’occupent des basses besognes. « Normalisation » ? Le mot est faible…Oleg Orlov  le courageux président de l’ONG « Mémorial » parle  de « stabilisation de la terreur » de « stabilisation du cauchemar ». Il révèle même une « dégradation de la situation ». Et prédit une « bombe à retardement » dans ce Caucase qui reste une poudrière : « On ne pacifie rien par la force et en créant du ressentiment. » I

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    Evidemment,  les Maîtres de Grozny reconstruisent, dégagent  les ruines, pansent les plaies des villes et des campagne (en échange d’actes de soumission, de signes visibles de reconnaissance, de participation au « culte de la personnalité » du « grand chef », le Sieur Kadyrov, chef de clan et chef de bande, devenu chef d’un terrorisme d’Etat et patron de réseaux mafieux d’un type nouveau).

    En Serbie, Milosevic avait joué la carte d’un « fascisme rouge-brun ». En Tchétchénie, Kadyrov y ajoute l’arc-en-ciel des couleurs de l’économie criminelle, des trafics en tous genres, de la corruption avouée et cultivée. Tout est bon pour lui, y compris les prises d’otages « légales », les « ventes de prisonniers » (ou des  corps des victimes de tortures et d’exécutions sommaires). Et ce jeune homme (il a succédé à son père à 30 ans) est le vrai Patron, Parrain, Homme fort du pays…A tel point que Poutine, parfois, aimerait bien lui limer les dents.  

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    Laurent Vinatier, spécialiste de la question tchétchène et doctorant à l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris résume bien les choses :

    « Fin 2006, Ramzan Kadyrov, fils d’Akhmed Kadyrov et nouvel homme fort de Tchétchénie devenu Premier ministre en mars, poursuit sa montée puissance. Disposant localement d’une force armée loyale composée de plusieurs milliers d’hommes et d’un réseau de soutiens politiques et institutionnels au Parlement nouvellement élu et au sein de quelques ministères stratégiques, il tend, à 30 ans, à devenir le personnage pivot de la république. Il fait concurrence au président Alou Alkhanov, successeur officiel et élu d’Akhmed Kadyrov.

    Par le biais de la Fondation Kadyrov créée en l’honneur de son père défunt et dirigée actuellement par sa mère, Ramzan Kadyrov contrôle d’importants moyens financiers aux origines diverses et douteuses. Il est difficile de connaître la provenance exacte des fonds, Ramzan Kadyrov lui-même fait état de dons envoyés par les hommes d’affaires de Moscou.

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    Pourtant, les enquêtes de terrain montrent que les réseaux d’intérêts moscovites et kadyroviens coïncident peu. Il faut donc plutôt croire à la version de commentateurs russes, observateurs depuis longtemps des événements de Tchétchénie, qui font valoir une origine essentiellement criminelle : corruption et détournements des subventions fédérales, racket auprès de la population, enlèvements et rançons

    Les revenus de Ramzan Kadyrov (photo çi-dessous) lui permettent d’assurer une part substantielle des travaux de reconstruction en Tchétchénie et, surtout, d’organiser une solidarité de large ampleur au sein de la république. Il court-circuite en somme le fonctionnement administratif normal : l’Etat de Tchétchénie est quasiment passé à son service. »

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    Cela va plus loin, même : « L’omnipotence du Premier ministre est évidente et n’est pas sans créer certaines tensions au sein même du pouvoir pro-russe. Il est déjà arrivé, par exemple en avril 2006, que des partisans de Kadyrov prennent à parti des gardes de la sécurité présidentielle et que les deux groupes échangent des coups de feu. Les rivalités sont vives également entre les forces relevant directement du gouvernement tchétchène et les bataillons rattachés aux ministères russes de la Défense et de l’Intérieur. Elles pourraient facilement dégénérer en affrontements armés.

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    Le Kremlin ne semble pas s’inquiéter plus avant de cette situation confuse et pour le moins instable. Il garde confiance et surveille la pérennité des quelques contre-pouvoirs instaurés face à Ramzan Kadyrov : en particulier Alou Alkhanov, les milices tchétchènes affiliées aux militaires russes ainsi que la famille Iamadaev. Cela peut-il suffire ?

    Ramzan Kadyrov est quasiment parvenu à se rendre indispensable à la stratégie russe de « normalisation ». Il ne faudrait pas cependant que la relation de dépendance s’inverse trop encore, au détriment du Kremlin, d’autant que Kadyrov ne ménage plus ses revendications quant à l’avenir de la relation russo-tchétchène et s’engage assez profondément vers une autonomie qui ressemble à un séparatisme de fait.

    L’enjeu tchétchène, dominé par Ramzan Kadyrov pourrait s’inscrire dans le débat nationaliste émergent en Russie. Il ne faudrait pas que par ses choix en Tchétchénie, la présidence russe puisse prêter le flanc à une critique nationaliste qui se fortifie et qui tend à échapper de plus en plus au contrôle immanent du Kremlin »

    Dans ce contexte, trois certitudes :

    1) Les besoins humanitaires restent  immenses en Tchétchénie suite aux conflits qui ont éclaté en 1994 et par la suite en 1999. Sur la population actuelle d'environ 800.000 personnes, on estime que 200.000 ont été déplacées. Au cours des deux dernières années, un grand nombre de ces dernières sont retournées de l'Ingouchie vers la Tchétchénie.

    Les conditions de vie sont extrêmement difficiles pour toute la population, et plus particulièrement dans la capitale, Grozny. Beaucoup de rapatriés n'ont pas pu retourner chez eux parce que leurs maisons ont été détruites. En dehors de la Tchétchénie, plus de 20.000 personnes sont toujours déplacées dans la région de l'Ingouchie et 9.000 autres encore au Daghestan. La plupart d'entre elles vivent dans des conditions précaires.

    2) En 2006, la Commission européenne a contribué à hauteur de 26 millions d'euros dans le financement de l'aide aux victimes du conflit en Tchétchénie. Depuis le début de la crise actuelle en 1999, l'aide totale pour l'ensemble du Nord-Caucase a atteint 200 millions d'euros, faisant de l'Union européenne le principal donateur dans la région. Mais cela va où ? Qui en profite ? Les ONG et les institutions internationales n’ont pas les moyens d’avoir des « permanents » sur place. L’ONU, par exemple, se contente d’envoyer des missions « d’un jour »…

     3) Les oppositions tchétchènes, les « diaporas » (moscovites, ou européennes, ou Turques sont plus que divisées. Opposées. Les affairistes et les profiteurs, les « fous de la charia » (qui n’ont rien à voir avec les traditions soufies de la Tchétchénie), les « collaborateurs » des mafias russes, les « humanistes démocrates »

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    C’est bien sûr dans cette dernière catégorie que s’inscrit Milana TERLOEVA qui, après avoir fait des études en France, écrit un excellent « Danser sur les ruines. Une jeunesse tchétchène » (chez Hachette Littérature), va repartir vers son pays en janvier.

    En pleine conscience des risques  qu’elle prend. Avec sa vie.  En sachant que l’esprit de résistance doit être plus fort que tout. "Vivre, et non seulment survivre") A Grozny, elle voulait créer un journal indépendant. Elle y renonce. Trop suicidaire ! Missioon impossible en l'état actuel des choses... L'utopie, oui, mais....« On ne pisse pas contre le vent » redirait De Gaulle…

    Mais elle veut y créer un « Centre culturel européen ». Un beau projet, interculturel, fondé sur l'échange, cette base de la démocratie, bâti sur une philosophie d'action de "l'espérance active", inspiré plus par la géophilosophie (cet humanisme)  que sur la géoplitique (ce machiavélisme). Un engagement qui devrait concerner tous les services diplomatiques et culturels de tous les pays membres de l'Union voire du Conseil de l'Europe (Russie comprise)

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    Saura-t-elle réussir à Groznyï ce que Francis BUEB (photo çi- dessus) a réussi à SARAJEVO avec son Centre André Malraux ? Cela dépend d’elle,bien sûr,  mais aussi et surtout de nous.De notre solidarité active! « L’inaction est toujours une décision », dit-elle. Ne restons pas « inactifs ». Aidons-là. Elle en a besoin. Elle le mérite. Et il le faut si l’on veut que la Tchétchénie de soit pas pour l’Europe « un laboratoire du futur ». Donc un laboratoire du pire pour l'Europe.

    Selon les paroles mêmes d’Anna Politkovskaïa (photo çi-dessous), c’est à une «tchétchénisation» de la Russie que l’on assiste désormais, avec la multiplication des crimes racistes, la mise au ban de la nation des Tchétchènes, et même plus largement de toutes les personnes originaires du Caucase.

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    Bien loin d’avoir apporté une pierre dans la « lutte anti-terroriste », l’interminable conflit de Tchétchénie a engendré une génération de desperados qui n’ont rien connu d’autre que la guerre, des vagues de réfugiés et la diffusion d’un islam radical dans une région de tradition soufie qui se distinguait par sa modération, par son sens du Respect (de la vie, de la personne humaine, de l’Autre)

    A 26 ans, cette belle et brillante Tchétchène qui aime son pays, son peuple et qui a une vision « personnaliste » de l’espèce humaine se lance dans le plus difficile des paris : celui de l’intelligence contre la bêtise, celui de l’Humain contre l’inhumanité, celui de la Culture comme outil de perfectionnement de l’Homme et de la Société, comme levier d’un Vivre ensemble fondé sur le Respect, comme arme contre cette Barbarie et cette Haine qui sont si contagieuses,si cancérigènes, si empoisonneuses….

    Au Conseil de l’Europe, aux institutions européennes, aux collectivités locales et régionales, aux associations et aux ONG de l’aider. Pourquoi pas un jumelage Strasbourg-Grosny, par exemple?

    Je lance ici un Appel solennel. J’y reviendrai, bien sûr. En attendant contactez Milana Soutenez-là dans la mesure de vos mooyens. Elle fête son anniversaire le 30 décembre. Son dernier anniversaire en France !  Bon anniversaire à elle. Bonne Année à elle et à son peuple surtout !

    Daniel RIOT 

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    TCHÉTCHÉNIE, QUI SE SOUVIENDRA?

    Qui donc se souviendra de ce peuple tchétchène

    Sur lequel s’abattit les fureurs de la haine

    D’un triste dirigeant que l’on nomme Poutine

    Duquel serra la main le ministre Védrine,

    Ambassadeur titré du peuple que nous sommes,

    Qui devait protester au nom du droit des hommes ;

    Du droit qui se détient d’un pays souverain.

    En bonne politique on se serre la main ! ! !

    Les maîtres du Kremlin donnent des rimes en " ine ".

    Lénine, Staline, Eltsine et puis Poutine

    Sont devenus tyrans à force d’exercer

    Des pouvoirs absolus amenant les excès

    Les plus sanglants. Mais dans la Tchétchènie

    L’horreur fut à son comble : assiégés dans Grozny,

    Mitraillés par les Russes et par les partisans,

    Condamnés à la faim : femmes enfants et vieux

    Subissent tous les jours des déluges de feux.

    Les Russes ont déployé de très gros matériels ;

    Les obus, les roquettes, assauts venant du ciel

    Pleuvent ; les habitants enterrés dans les caves

    Sont affamés, malades, véritables épaves.

    Ils sortiront hagards et inquiets de leur sort ;

    Beaucoup sont torturés et condamnés à mort.

    On entend ça et là quelques protestations

    Chez des gens généreux et dans quelques nations :

    Mais ça s’arrête là, et au sein des Nations-

    Unies on ne cherche à bouger- prêtes à intervenir ?

    Non ! On craint le danger qu’il y aurait de sévir

    Envers la Russie car elle n’est pas en guerre !

    Traquant des terroristes, elle ne s’émeut guère

    De raser un pays qui n’est pas ennemi.

    Qui donc se souviendra des gens de Tchétchènie ?

    Marcel Albert>>>>>>>>>>>>>>

  • Politique de l'eau: les constats de Fabienne KELLER ont valeur de réquisitoire...

    "La France au milieu du gué" : La politique de l'eau ne respecte pas les normes de l'Union européenne. Du travail pour Borloo: il y a URGENCE

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    Nous l’avions signalé sur ce site : les nitrates de Bretagne permettent à la commission européenne de donner  une  leçon d'écologie appliquée la France. Avec des sanctions financières à la clef… Paris avait échappé à la condamnation de la Cour de justice européenne en 2001 pour pollution par les nitrates, après avoir mis en place des mesures considérées aujourd'hui comme "insuffisantes" par la Commission.

     

    48ed019a3a83edf9879212b8fbeb0a71.jpgDans ce contexte, le rapport sénatorial de Fabienne KELLER ne pouvait pas tomber plus opportunément. Au gouvernement d’agir pour en tirer pleinement les leçons. Le grand ministère Borloo est là pour cela, non ?

    Première question : Qui pilote la politique de l'eau en France ? Poser la question a déjà en soi quelque chose d'inquiétant, mais la réponse donnée par la sénatrice (UMP) du Bas-Rhin Fabienne Keller, responsable de la mission "Ecologie et développement durable", dans un rapport qui vient d’être  présenté , est plus qu’ accablante.

    Multiplicité des acteurs, dilution des responsabilités, éparpillement des moyens financiers dont le contrôle échappe en grande partie au législateur, manque de lisibilité des actions, voilà quelques-uns des griefs formulés dans ce texte intitulé "Politique de l'eau, la France au milieu du gué". Tout en reconnaissant les efforts déployés pour rationaliser la politique de l'eau, Mme Keller alerte sur la nécessité de passer à la vitesse supérieure afin d'être en mesure de se conformer aux directives européennes et de mettre en oeuvre la loi sur l'eau, adoptée par le Parlement en décembre 2006.

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    Les retards accumulés par la France dans ce domaine nourrissent des contentieux avec Bruxelles. Qui vont finir par revenir très chers au contribuable.  Car il n’y a pas que les nitrates de Bretagne…. D'autres dossiers sont en attente comme celui sur le traitement des eaux résiduaires urbaines.

    La France aurait dû mettre aux normes toutes ses stations d'épuration en 1998 : "83 sites sont encore non conformes et la France risque une amende de plusieurs centaines de millions d'euros", a expliqué Mme Keller, qui voit dans cet exemple l'illustration de l'insuffisance de dialogue et de concertation entre l'Etat, qui signe les textes à Bruxelles, et les collectivités locales chargées de les appliquer.

    La France s'est par ailleurs engagée à satisfaire, d'ici à 2015, à l'objectif de "bon état écologique" des milieux aquatiques. Sept ans après l'adoption de cette directive, très peu a été fait.

    La politique de l'eau ne manque pas de pilote. Elle en a en réalité beaucoup trop. Cinq ministères - écologie, agriculture, santé, équipement et intérieur - sont impliqués dans onze programmes, au point de faire douter le rapporteur de "l'existence d'une véritable stratégie interministérielle". La constitution d'un grand ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables devrait en partie remédier à cela. Mais les conflits d'intérêts entre l'agriculture et le pôle "environnement" ne sont pas appelés à disparaître.

    L'environnement, qui, au niveau départemental, ne dispose pas de relais administratif en propre, est ainsi contraint de s'appuyer sur les directions départementales de l'agriculture et de la forêt (DDAF) pour mettre en oeuvre sa police des eaux. Cette situation a certainement joué un rôle dans le cas de la pollution aux nitrates en Bretagne, a laissé entendre la sénatrice du Bas-Rhin.

    Cette dispersion des compétences trouve sa traduction presque caricaturale dans la ventilation des fonds affectés à la politique de l'eau : 6 % seulement transitent par le budget de l'Etat. Et une bonne part restante va aux agences de l'eau rattachées aux bassins hydrographiques.

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    La simplification de la machinerie administrative doit donc rester une priorité pour Mme Keller. Mais elle préconise aussi d'engager les agences de l'eau dans des actions plus offensives auprès des collectivités locales. En donnant aux "bonnes élèves" des financements attractifs et en pénalisant au contraire les autres.

    Cela commence à se pratiquer. Il faut aller plus loin, car c'est, selon elle, un des leviers qui permettra de rendre la politique de l'eau plus efficace. Et plus conforme aux normes européennes qui ne sont pas des contraintes, mais des leviers d'un progrès bien compris. La "révolution écologique" promise par Borloo peut commencer par là, les pieds dans l'eau, mais la tête hors de l'eau....

     Un résumé du rapport de Fabienne KELLER

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    Zalea achève sa campagne de diffusions sur la Freebox, après avoir été éliminée de la TNT Ile -de-France.
  • Des espaces de liberté et de créativité culturelles

    Dans les marges d'autonomie que lui laissent son confinement géographique et la tutelle politique du continent – et peut-être à cause d'elles –, Hongkong a développé une identité spécifique, plus particulièrement revendiquée par la jeunesse. Elle se traduit par un foisonnement des arts et de la culture. (...) / , , , - 2007/07
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    Plus que les autres anciens « dragons » asiatiques, Hongkong a fait preuve d'une étonnante capacité d'adaptation aux changements de conjoncture économique. Ville chinoise et ville-Etat, elle est aussi une ville-monde dont Pékin a fait le choix d'encourager les potentialités. Ce paradis de la finance (...) / , - 2007/07
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    Mondains et autocrates, petits et grands.
  • STRASBOURG 2013: Soutenir la candidature pour la capitale européenne de la culture

    Art et Aventure
    Aventures de l’art, aventures de l’Europe

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    L’art est une aventure. L’art anticipe, l’art devine, l’art capte et cristallise les tensions, la mémoire et les désirs de l’homme, dans son être le plus intime et dans ses rêves partagés. Il ne connaît pas de frontières. Il est la langue commune de l’humanité. Il est l’atelier permanent de ses doutes et de ses ambitions les plus grandes, le creuset où s’invente à chaque instant son imaginaire, son destin et son avenir.

    Art et aventure est le nom de code visionnaire que donne Gutenberg à son invention géniale de l’imprimerie à caractères mobiles, à l’orée de la Renaissance. En quelques décennies, l’invention de l’imprimerie provoque un bouleversement spectaculaire des consciences et des identités. Au bord du Rhin, pour la première fois, l’Europe se parle à elle-même et parle au reste du monde, librement, démocratiquement, riche de sa diversité.

    Art et aventure. Nom de code Gutenberg. Ces quelques mots condensent le concept et l’énergie qui portent la candidature et le projet de Strasbourg 2013, Capitale européenne de la Culture. Le cap de notre projet est clair et ambitieux. Strasbourg 2013 sera l’occasion d’une rencontre sans précédent des artistes et des citoyens autour des grandes questions de culture et de civilisation des générations qui feront, ensemble, l’Europe de demain. A travers l’art, les sciences, le débat démocratique et les défis de l’environnement

    Posons ensemble toutes les questions de l’Europe, et de l’Europe dans le monde. Construisons l’Europe des questions, pour aujourd’hui et pour demain. Ce sera un jeu, un travail et une fête.

    Avec l’Alsace, la Suisse et le Bade-Wurtemberg, de Bâle à Karlsruhe et jusqu’à Stuttgart , notre région sera le lieu de cette effervescence de la création et du dialogue. L’Europe a fait de Strasbourg le siège des institutions qui portent ses valeurs : la démocratie, la paix et les droits de l’Homme. Strasbourg et sa grande région, carrefour des identités et des civilisations qui inventent l’Europe depuis des siècles, doivent donner à l’Europe la vision et le chemin de son avenir.

    L’Europe est née au bord du Rhin. Après deux élargissements de l’Union Européenne, à l’âge d’internet et de la mondialisation, l’intuition visionnaire de Gutenberg est plus actuelle que jamais. La question posée est celle d’une seconde renaissance de l’Europe et notre projet, notre désir le plus fort est de vivre avec vous cette aventure de l’art, de la culture et de la citoyenneté.

    Art et aventure : nous rêvons d’une Europe créative, citoyenne, en paix, riche de ses différences et ouverte au reste du monde. Notre candidature est d’abord celle des habitants des deux rives du Rhin. Elle réunit toutes les institutions culturelles de Strasbourg et de sa région, ses entreprises et ses réseaux associatifs et citoyens. Elle est partagée par la Région Alsace, les départements et les villes du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau et le Bade-Wurtemberg. Elle peut aussi compter, avec les 37 villes membres du Club de Strasbourg, sur le soutien enthousiaste d’une Europe élargie, forte de ses différences.

    Aventures de l’art, aventures de l’Europe. L’imagination et le dialogue sont au cœur de notre projet. Nous vous invitons à le construire ensemble avec passion, dès aujourd’hui et pour demain

    EN SAVOIR PLUS >>>>>>

    SUR LE SITE DE LA COMMISSION DE L'UNION

    Capitales européennes

      

    de la Culture

     

    Conçue pour "contribuer au rapprochement des peuples européens", la Ville européenne de la Culture a été lancée, sur l'initiative de Madame Mélina Mercouri, par le Conseil des Ministres du 13 juin 1985 et n'a cessé depuis lors de voir croître son succès auprès des citoyens européens ainsi que son impact culturel et socio-économique par les nombreux visiteurs qu'elle a su attirer.

    Les Villes européennes de la Culture ont été choisies jusqu'en 2004 sur une base intergouvernementale; les États membres sélectionnaient, à l'unanimité, les villes susceptibles d'accueillir la manifestation et la Commission européenne accordait chaque année une subvention à la Ville sélectionnée.
    La Capitale européenne de la culture est actuellement désignée chaque année par le Conseil des Ministres de l'Union, sur la base de l'avis d'un jury composé de sept hautes personnalités indépendantes, toutes expertes du secteur culturel.

    La procédure de sélection est définie dans la décision 1419/1999/CE modifiée par la décision 649/2005/CE. Ce texte établit notamment la liste chronologique selon laquelle les 25 Etats membres de l'Union peuvent accueillir la manifestation. Il définit également les critères que les villes ont à remplir pour être désignées Capitales.

    Une nouvelle procédure de sélection sera mise en place à partir du titre 2013. En effet, une nouvelle décision vient d'être adoptée par le Parlement Européen et le Conseil. Elle encourage les Etats Membres à organiser une compétition entre les villes interessées par le titre, introduit une phase de suivi post désignation, et renforce la dimension européenne de la manifestation.

    Cette décision est disponible sous le lien suivant :
    http://europa.eu.int/eur-lex/lex/JOHtml.do?uri=OJ...

    HISTORIQUE >>>>

    SUR LE SITE DU MINISTERE DE LA CULTURE>>>>

    LE SITE DE LYON 2013 >>>>>

    LA CANDIDATURE DE NICE >>>>

    LA CANDIDATURE DE SAINT-ETIENNE >>>>

    LA CANDIDATURE DE MARSEILLE >>>>

    TOULOUSE CANDIDATE >>>> et >>>Le site

    LA TENTATION D'AJACCIO>>>>

    RAPPEL: CETTE ANNEE: LUXEMBOURG ET LA GRANDE REGION >>>>>>>>>>>>>>&...

  • Strasbourg: Pour des mesures renforcées contre l'antisémitisme

    L’Assemblée du Conseil de l'europe propose des mesures plus sévères et plus larges 

     

    Les personnalités publiques ou les partis politiques tenant des propos antisémites doivent être poursuivis, le financement public en faveur de groupes antisémites doit être bloqué et les Etats prônant la négation de l’Holocauste être fermement condamnés, a déclaré l’Assemblée parlementaire à l’issue d’un débat sur le combat contre l’antisémitisme en Europe. Les médias devraient faire preuve de prudence en traitant des stéréotypes potentiellement antisémites, et les discours de haine à l’encontre des Juifs sur Internet et dans le sport devraient être absolument proscrits, selon les parlementaires. Ils ont appelé également au dialogue interreligieux et à un enseignement renforcé de l’histoire et des religions. 

     

  • Europe: Une vraie stratégie d'actions pour l' Asie centrale

    COMMENTAIRE RELATIO: Voilà le type de dossiers mal médiatisés, mais qui sont sont très importants pour la stabilité de la planète en général et de l'Eurasie en particuleir. Nous ne nous préoccupons pas assez de cette "Eurosphère" qui compte le tiers de l'humanité et qui replace la question (chargée de passions) des frontières de l'UE dans une dimenion secondaire..

    LES FAITS!Le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, présentera samedi, à Berlin, la nouvelle stratégie de l'Union européenne (UE) pour l'Asie centrale, entérinée fin juin par les 27 chefs d'Etat et de gouvernement européens. L'UE y définit pour la première fois les lignes directrices d'un engagement beaucoup plus important en Asie centrale, basé sur la dialogue politique et la coopération économique.
    Par sa situation géographique entre l'Europe, l'Asie, la Russie et l'Asie du Sud, l'Asie centrale revêt une importance stratégique croissante pour l'UE. L'Europe et les pays d'Asie centrale nourrissent nombre intérêts communs qui vont de leur engagement pour un Afghanistan pacifié à la diversification des livraisons d'énergie, en passant par la lutte contre le transit de stupéfiants et l'extrémisme et par l'amélioration de la coopération régionale.
    La stratégie de l'Union européenne pour l'Asie centrale préconise une approche bilatérale et régionale équilibrée. Elle prend en considération les besoins et la performance économique de chaque pays. Un dialogue politique régulier sera mené avec les pays de la région. Il portera sur le développement de la coopération en matière d'économie, de transports, d'énergie, d'environnement et d'éducation. Il vise aussi à élargir un socle de valeurs communes, basées notamment sur l'État de droit et les droits de l'homme.
    La nouvelle stratégie sera présentée en présence des ministres des Affaires étrangères des cinq pays concernés (Kirghizistan, Kazakhstan, Tadjikistan, Ouzbékistan et Turkménistan). Le Conseil européen évaluera sa mise en ouvre en juin 2008, puis au moins tous les deux ans.

    Plus d'informations :
    www.eu2007.de/fr/News/Press_Releases/June/0627AAZAS.html

  • Union Européenne: Le Fonds social européen a 50 ans

    7066697c1f627781ffe57fd05be2caa2.jpgLa présidence allemande du Conseil européen rend hommage au rôle éminent du Fonds social européen (FSE) dans l'intégration de l'Europe en organisant, aujourd'hui et demain, à Potsdam, une célébration et une conférence, intitulée "50 ans de Fonds social européen - Rétrospective et perspectives".
    Créé en 1957 par le traité sur la Communauté économique européenne (CEE), le FSE est le principal levier de la politique de l'emploi en Europe. Il soutient la lutte contre le chômage dans les pays les plus touchés, et s'efforce de réduire les inégalités sociales entre les Etats les régions d'Europe. L'Allemagne, par exemple, recevra du FSE quelque neuf milliards d'euros entre 2007 et 2013 pour aider les Länder de l'est, les régions minières en reconversion et les régions très rurales. Placée depuis l'origine sous la devise "Investir dans les êtres humains", l'action du FSE s'étend à des domaines aussi divers que la qualification des demandeurs d'emploi, la préparation des jeunes à l'emploi, l'égalité hommes-femmes, l'intégration des personnes défavorisée, le soutien aux créations d'entreprises.
    A Potsdam, la discussion sera résolument tournée vers l'avenir, avec des questions telles que : Quelles opportunités le FSE offre-t-il pour l'intégration des nouveaux Etats membres de l'Union européenne (UE) ? A quels défis le confrontent l'Union élargie ? Des jeunes des écoles de Berlin et du Brandebourg viendront également échanger leurs idées.

    Plus d'informations :
    www.bundesregierung.de/nn_1264/Content/DE/Artikel/2007/06...

  • Strasbourg: Créationnisme et Démocratie européenne...

  • Union européenne: le Portugal prend la Présidence

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    ebbeaa8399ab0a4026dcb6757c089053.pngLe 1er JUILLET, c'est la passage de témoin: L'Allemagne quitte la Présidence tournante du Conseil de l'Union européenne qui revient au Portugal. l'occasion de mieux connaitre et de mieux comprendre ce pays en pleine évolution qui fête ses 20 ans dans l'UNION européenne.3c3d2e9b80db90c7f577c32c6e1eaf02.gif

    VOIR LE SITE OFFIVIEL DE LA PRESIDENCE PORTUGAISE >>>>>

    LE GOUVERNEMENT PORTUGAIS >>>>>

    LE PORTUGAL: Du PASSE à l'AVENIR >>>>

    LE PORTUGAL AU-DELA DES CLICHES >>>> 

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    L'ECONOMIE PORTUGAISE >>>>>

    LES PRIORITES DE LA PRESIDENCE PORTUGAISE, en PLUS DE LA CIG QUI DOIT METTRE AU POINT LE TRAITE "REFORMATEUR">>>>>

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  • Europe culturelle: L'événement, comme tous les cinq ans... La DOCUMENTA de KASSEL!

    3d88e2e44e086f679a2c6285c06a6707.jpgUNE SUGGESTION de RELATIO : L'été 2007 sera celui de l'art contemporain ou ne sera pas. Quatre grandes expositions se partagent l'affiche simultanément à Kassel, Venise, Bâle et Münster. Kassel, dans le nord de la Hesse, accueille pour la douzième fois l'exposition "documenta", considérée comme l'une des expositions majeures d'art contemporain  Elle a ouvert ses portes cette année sous la houlette de l'historien d'art et commissaire d'exposition Roger Martin Buergel, désigné comme directeur artistique. Quelque 650.000 visiteurs sont attendus jusqu'au 23 septembre.

    L'exposition des 100 jours

    Documenta dure cent jours. Puis tout disparaît. Elle rassemble près de 530 ouvres, nées de l'imagination de 113 artistes ou groupes d'artistes venus du monde entier. Les oeuvres sont réparties dans cinq bâtiments, sur 17.000 mètres carrés. Le public peut aller à leur contact de 10 heures à 20 heures. Outre le nouveau pavillon Aue, l'exposition se déploie au musée Fridericianum, à la Neue Galerie, dans le hall documenta et, pour la première fois, dans le château et le parc de Wilhelmshöhe.

    Roger M. Buergel dit ne pas avoir misé sur les "noms", les "stars", mais avoir cherché ses artistes "à la périphérie". La plupart des artistes présents à Kassel sont inconnus du public allemand. Et plus de la moitié des exposants vient de régions négligées par les éditions précédentes : l'Europe de l'est, l'Asie, l'Afrique et l'Amérique du sud. Parmi eux, sept sont Chinois.

    Exposition "politique"

    Artistiquement, Roger M. Buergel mise sur une proposition qu'il nomme "migration de la forme") C'est une démarche indirecte qui fait émerger le contexte de l'oeuvre à travers les correspondances qu'elle entretient avec d'autres ouvres ou signifiants. C'est en même temps une approche profondément sociopolitique. Documenta doit "soulever les gens et les amener à s'activer eux-mêmes pour sortir d'une certaine léthargie fondamentale. Il s'agit de faire en sorte que l'individu prenne ses responsabilités dans le monde où il vit", explique Roger M. Buergel.

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    La "périphérie" à l'honneur

    A côté des "habitués" comme le peintre allemand Gerhard Richter ou les photographes David Goldblatt et Allan Sekula, on découvre donc de nouveaux visages et des projets spectaculaires.

    265b9e3f0bb04b90f1adb3e213d4fe36.jpgC'est le cas du Chinois Ai Weiwei (photo), auteur de l'une des oeuvres les plus spectaculaires de cette douzième édition : "Fairytale" (conte). Il a fait venir à Kassel 1001 de ses compatriotes, originaires de tous les milieux sociaux et exerçant toutes sortes de métiers. L'objectif est de les confronter à une culture (artistique) tout à fait étrangère à la leur, et de récolter leurs expériences.

    Le Thailandaïs Sakarin Krue-On, lui, a planté face au château de Wilhelmshöhe des champs de riz qu'il espère voir s'épanouir au fil de l'exposition. L'artiste autrichien Peter Friedl a choisi de mettre en scène une girafe empaillée, ancienne pensionnaire d'un zoo palestinien et victime du conflit au Proche-Orient. Le Russe Kirill Preobrazhenskiy a monté une installation sonore sur la ligne 4 du métro. Enfin, Roger M. Buergel a fait venir un artiste que l'on n'attendait peut-être pas là : le cuisinier du célèbre restaurant espagnol "ElBulli" à Barcelone, Ferran Adria. Le chef avant-gardiste propose à des visiteurs d'expérimenter la "cuisine moléculaire". Avis aux amateurs de "nougatine d'algues", de "bonbons à l'huile d'olive" ou de salières remplies de brouillard artificiel odorant.

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    La douzième documenta sort des sentiers battus. Elle s'est élargie dans l'espace en investissant un vaste pavillon de verre en modules de serre. Elle a misé sur la participation accrue du public local en chargeant un jury de faire passer les thèmes de la documenta 12 dans les écoles, les entreprises et les médias de Kassel. Enfin, elle s'est reliée au reste du monde. 70 magazines internationaux ont été mis en relation pour débattre de sujets esthétiques et sociopolitiques.

    Plus d'informations : www.documenta.de

    Kassel, capitale de l'art contemporain depuis 1955

    8ea503705ea79438e2a9425f7b06e5b9.jpgL'exposition documenta, qui se tient tous les cinq ans à Kassel, est considérée comme l'une des principales expositions d'art contemporain au monde. C'est un baromètre des tendances artistiques du moment, mais aussi le lieu d'éclosion de nouveaux concepts d'exposition.
    On doit ainsi l'idée de "Musée des 100 jours" au fondateur de l'exposition, le peintre et professeur d'art Arnold Bode. En 1955, il eut l'idée de réunir les ouvres d'art moderne que les *** avaient ravalées au rang d'"art dégénéré". La première exposition documenta n'était encore qu'une annexe de l'exposition nationale d'horticulture. Mais elle suscita l'enthousiasme en Allemagne et à l'étranger. 130.000 visiteurs affluèrent pour admirer les ouvres d'Ernst Barlach, de Wassily Kandinsky ou d'August Macke, exposées parmi 670 travaux. Pour sa deuxième édition, en 1959, documenta devint donc une véritable exposition d'art contemporain, présentant des ouvres de Marc Chagall, Oskar Kokoschka ou encore Emil Nolde.
    Les éditions suivantes poursuivirent le mouvement, dévoilant des tendances comme l'"art cinétique" (1964), le pop'art et les happenings (1968), ou des artistes comme Josef Beuys. L'exposition de 1972, la plus marquante, fut un tournant. Documenta devint elle-même un objet d'art. En outre, son fonctionnement évolua. Elle est désormais programmée tous les cinq ans, et elle est orchestrée par un directeur artistique à chaque fois nouveau, désigné par un jury international et capable d'imprimer sa marque personnelle.

    Documenta ou la "migration de la forme"

    Le directeur artistique de documenta 12, Roger M. Buergel, mise sur ce qu'il appelle "la migration de la forme". C'est une proposition artistique qu'il élabore à partir d'une question : comment éclairer sans le trahir le contexte qui a vu l'oeuvre naître ? Roger M. Buergel écarte ici un double écueil : l'ethnocentrisme (présenter au grand public de l'art africain qui ait vraiment l'air "africain") et l'académisme (pure transmission de connaissances). Son propos est de faire émerger le contexte de l'oeuvre à travers les correspondances, formelles et thématiques, que celle-ci entretient avec d'autres oeuvres, ou avec d'autres niveaux de signification. "Il ne s'agit pas d'un appel impuissant à une solidarité de tous les êtres humains, mais d'un appel à la communication des formes comme moyen de connaissance de soi", explique-t-il.

    57ff498b09c7c131abae6e9e3c41a40e.jpgRoger M.Buergel


    Cette approche possède une forte composante sociopolitique. La question décisive est finalement de savoir "si l'on parvient à restituer l'art qui nous paraît si excessivement familier dans notre cercle culturel euro-américain dans toute son étrangeté, et dans toute sa singularité, voire presque dans une perte d'identité qui nous le fait apparaître d'autant plus rayonnant et frais", confesse Roger M. Buergel.

  • Première élection avec un véritable opposant

    Sans illusions sur l'issue du scrutin compte tenu de la composition du collège électoral, un candidat d'opposition, M. Alan Leong, a néanmoins mené une campagne active pour disputer à M. Donald Tsang le poste de chef de l'exécutif de Hongkong. La mise en mouvement d'un engrenage démocratique qui (...) / , , - 2007/07
  • De la Couronne à la République populaire

    Hongkong est devenue une colonie de la Couronne de façon peu glorieuse. Au début du XIXe siècle, l'empire britannique dépendait fortement des achats de thé en provenance de Chine, dont l'économie, avant la révolution industrielle en Europe, était l'une des plus développées du monde. Si les Britanniques (...) / , , - 2007/07
  • Les maux de la justice sociale

    Lutte contre la pauvreté, l'exclusion, les discriminations... Se polariser sur elles, n'est-ce pas s'exposer au risque d'oublier la question des inégalités dans son ensemble ? Une analyse de Patrick Savidan (Université de Paris-Sorbonne). Extrait du Hors Série de Télérama, "Quelle égalité voulons-nous ?". - Les questions clés /
  • Strasbourg: Comment l'Europe pourrait-elle contôler les services de renseignements militaires et étrangers?

    Les détentions secrètes

    de la CIA:les bornes dépassées...

     

    Le 27 juin, des parlementaires de toute l’Europe ont apporté leur soutien aux conclusions du rapport de *** Marty (Suisse, ADLE), en déclarant qu’il est désormais établi avec un haut degré de probabilité que des centres de détention secrets dirigés par la CIA, dans le cadre du Programme des détenus de grande importance (HVD), existent depuis quelques années en Pologne et en Roumanie.

    Dans une recommandation, l’Assemblée parlementaire dit aussi que les gouvernements européens doivent se pencher sur la nécessité du contrôle démocratique des services de renseignement militaires et étrangers opérant sur leur territoire. (suite ...)
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    >>>>>Dossier spécial