S’engager en politique n’est pas un acte « discret ».
C’est un choix qui s’évalue en fonction de critères propres à chaque personne mais auquel on peut donner un sens commun : celui de participer à la cité.
Mon cas est assez symptomatique, je pense, de l’engagement non pas par passion, ni par intérêt, mais qui s’exprime à travers le mépris que je ressens. Il ne s’agit pourtant pas du mépris que j’exprime face aux autres, cela serait paradoxal pour quelqu’un qui s’engage en politique, mais il s’agit du mépris que je sens se manifester de la part des politiques. Je me garde bien de généraliser ce ressenti à tous les politiques, de droite comme de gauche. Mais c’est pourtant bien cette perception qui aujourd’hui me conduit à vouloir intervenir.
Par intérêt purement intellectuel, j’ai toujours suivi avec plus ou moins d’attention ce qui se disait ou se faisait sur la place publique. De par mon éducation, mon père étant capable en un même discours de prôner le pour et le contre avec la même conviction, j’ai conservé la capacité à évaluer chaque problématique d’un point de vue le plus neutre possible. Chaque argument ayant sa valeur, chaque position ayant sa justification.
Et c’est avec stupeur que j’observe depuis quelques années l’indifférence ouvertement affiché par nos dirigeants envers ce qui me semble être le juste équilibre.
Qu’il s’agisse des débats sur la ratification de « feu » la constitution européenne, du choix de l’agriculture de demain (OGM), ou des choix économiques pour certains devenus irréversibles (réforme des retraites, privatisation de Gaz De France), je n’ai vu nul endroit ou le débat a pu se constituer. Lorsqu’il s’est constitué, il a été ouvertement trompeur. Certains s’étonnent encore que les réactions que ces choix induisent soient parfois exprimées violement …
Car c’est avec un dédain de plus en plus ressenti, que le parlement actuellement constitué a imposé les règles dictées par sa doctrine politique et non par l’intérêt des citoyens qui constituent ce pays !
Même s’il est vrai que ce pays a, lorsqu’il en a eu la possibilité, rejeté certain de ces projets, il n’en reste pas moins que de nombreuses décisions se prennent à l’abri du débat politique.
Alors voila, j’en ai assez de me laisser faire !
Ce pays a besoin de changer, mais certainement pas de la façon proposée à l’heure actuelle. Ce n’est pas l'ouverture fictive et probablement de courte durée affichée par le gouvernement qui y changera quelque chose. Entre un démagogue ivre de pouvoir, travestissant la réalité, et une horde d'arrivistes sans envergure nous sommes plutôt mal partis.
Et bien j’ai choisit de participer au débat en tentant de faire partager ma conviction que d'autres voies sont possibles.
J’espère que vous serez nombreux à m’accompagner dans cette démarche.
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